Au Glaizil, dans les Hautes-Alpes, la chapelle et la tour du château de Lesdiguières reçoivent une protection contre l’eau, première condition avant d’envisager de chercher ce qui reste de la crypte du duc.
- Un chantier de 340 000 euros, le plus important depuis que le Département possède le site.
- Une couverture monopente et un bardage en mélèze protègent la chapelle et la tour.
- Un décaissement d’environ 1,50 mètre est envisagé sous la chapelle, sans calendrier annoncé.
Plan de l'article
Que se passe-t-il sur les ruines du Glaizil ? #
Le château appartient au département des Hautes-Alpes depuis vingt-cinq ans. Il est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Selon Alpes 1, le monument vit son chantier de restauration le plus important depuis cette acquisition.
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Une visite a réuni le lundi 2 novembre les représentants du Département, de la commune et les entreprises. L’investissement atteint 340 000 euros, un chiffre qu’Alpes 1 attribue au Dauphiné Libéré.
Avec cette enveloppe, le total consacré par le Département à la préservation du site s’élève à 1,3 million d’euros en vingt-cinq ans.
Pourquoi commencer par la chapelle et la tour ? #
Ces deux volumes concentrent l’intervention. La tour accolée à la chapelle compte parmi les éléments les plus anciens de l’ensemble : elle remonte à une période antérieure au milieu du XVIe siècle.
L’objectif immédiat tient en une phrase : mettre les bâtiments à l’abri de l’eau. Les entreprises posent pour cela une couverture à une seule pente, complétée par un bardage en mélèze.
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L’architecte du patrimoine Sylvestre Garin veille à ce que ces ajouts protègent les vestiges sans leur donner une apparence artificiellement ancienne. Le parti pris mérite d’être relevé : la protection contemporaine reste lisible comme telle, et la ruine ne se déguise pas en bâtiment médiéval.
Le chantier prolonge un programme engagé depuis plusieurs années. Les campagnes précédentes ont consolidé les portes du domaine, stabilisé les ouvertures de la chapelle et réparé les pierres abîmées par le gel.
Qui était le duc enterré au Glaizil ? #
François de Bonne de Lesdiguières naît le 1er avril 1543 à Saint-Bonnet-en-Champsaur et meurt à Valence le 28 septembre 1626, à 83 ans, d’après sa notice biographique. Il reçoit le titre de connétable en 1622, après avoir abjuré le protestantisme à Grenoble le 24 juillet de la même année.
L’année 2026 marque donc les quatre cents ans de sa mort. Certains aménagements du site avaient été pensés pour cet anniversaire, sans que leur réalisation puisse coïncider avec la date.
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Que pourrait-on trouver sous la chapelle ? #
Une fois les bâtiments protégés des intempéries, le chantier pourrait ouvrir la voie à des recherches archéologiques plus poussées. Le Département et l’association du château souhaitent explorer les niveaux enfouis sous la chapelle.
Le secteur pourrait abriter des traces de l’ancienne crypte du duc. Un décaissement d’environ 1,50 mètre est envisagé pour atteindre des couches plus anciennes. À ce stade, il s’agit d’une perspective liée à la suite du projet, et non d’une fouille programmée.
Le destin du tombeau explique l’intérêt de ces couches. Alpes 1 indique que le tombeau et le mausolée auraient été déplacés pendant la Révolution. La notice biographique situe aujourd’hui le mausolée au musée départemental de Gap et mentionne, dans sa bibliographie, un transfert en 1798.
Les informations divergent en revanche sur la dernière demeure du connétable : la même notice évoque une sépulture dans la chapelle du Glaizil, puis une tombe qui se trouverait à Sassenage, dans l’Isère. Seules des investigations permettraient de préciser ce que le sous-sol a conservé.
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Le site pourra-t-il se visiter ? #
La sauvegarde doit s’accompagner d’une meilleure présentation de l’histoire du lieu. Le Département prévoit des panneaux explicatifs : le public pourra accéder jusqu’à l’entrée du site et observer les vestiges depuis ce point.
Un barriérage pérenne en fer forgé est également évoqué. La commune aimerait aller plus loin : le maire du Glaizil, François Collin, a parlé de présenter sur place des documents historiques, notamment des correspondances du duc.
Questions fréquentes #
Où se trouve le château de Lesdiguières ?
Il se situe au Glaizil, dans les Hautes-Alpes, et appartient au Département depuis vingt-cinq ans.
Quel est le montant du chantier en cours ?
Il représente 340 000 euros, portant à 1,3 million d’euros la somme engagée par le Département en vingt-cinq ans.
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Des fouilles sont-elles prévues sous la chapelle ?
Elles sont envisagées une fois les bâtiments protégés, avec un décaissement d’environ 1,50 mètre, mais aucune date n’a été annoncée.




